Les anglicismes y sont rois, contrairement aux idées reçues de certains: en effet, on nous reproche l'emploi de mots comme "parking" ou "week end", mais chez eux, c'est la syntaxe même qui n'est plus qu'un gigantesque anglicisme: leur langue n'est qu'un anglicisme. Même au niveau du vocabulaire pur: "c'est l'fun", "c'est plate", "check ça", "je feel pas", et autres "t'es smat" constituent l'essentiel de la palette qualificative des québecquois. L'orthographe est une notion vague et dérisoire. La récurrence de "pis" donne le côté rural qui manquait encore à ce tableau passablement hideux... Bien entendu, on remettra en cause le système éducatif québecois (ou plus justement nord américain!) qui ne se base pas sur l'apprentissage des connaissances mais sur... rien!?
On en est là, aux méthodes illusoires soixante-huitardes du genre "ce sont les enfants qui font le cours par eux même, en discutant ils réalisent des échanges et apprennent à connaître le monde". Ben voyons. Une bonne cure de cours magistral fera le plus grand bien... Et puis aussi: "Il ne faut pas dire à un enfant qu'il a strictement tort: s'il écrit "shevalle" au lieu de "cheval", il faut lui dire qu'il a de l'imagination, de la créativité." Ben voyons! N'importe quoi! Mais à quoi ils pensent ces gens?
On abrutit le peuple; c'est facile, il ne demande que ça (voyez l'audience de "la ferme des célébrités" ou de loft story pour vous en convaincre...) et se retrouve dans une impasse: il ne sait plus rien, il est impuissant désormais. La démocratie a montré ses faiblesses.
Le québec ça n'est que la France du futur. La perte du patrimoine linguistique se fera, c'est certain, est c'est horrible. Je ne vois qu'une seule solution: une révolution. A méditer... Qui serait avec moi?